DXF, le dessin
Le DXF est le format d'échange universel du dessin 2D : des lignes, des arcs, des cercles, des polylignes. Tous les logiciels l'exportent — AutoCAD, Fusion 360, QCAD, Inkscape, même certains sites de dessin en ligne. Pour la découpe, un bon DXF est fermé (chaque contour revient à son point de départ), sans doublons, avec les perçages en cercles et les textes convertis en contours.
La FAO, le chemin d'outil
Le dessin ne dit pas dans quel ordre couper, à quelle vitesse, ni de quel côté du trait passer la torche. C'est le travail du logiciel de FAO : il ajoute la compensation de saignée (la torche décale son trajet d'un demi-trait pour que la pièce fasse la bonne cote), les entrées et sorties de coupe pour éviter les marques, l'ordre intérieur → extérieur (les trous avant le contour, sinon la pièce tombe avant la fin). SheetCAM est le plus simple et le moins cher, Fusion 360 le plus complet, QCAD/CAM le plus léger, Estlcam un bon compromis.
Le post-processeur, le traducteur
Chaque machine parle son dialecte de G-code. Le post-processeur est le petit fichier qui traduit la sortie de la FAO pour votre machine : commandes d'allumage de torche, sondage de hauteur, unités. Les fabricants sérieux fournissent les leurs pour Fusion 360, SheetCAM, QCAD et Vectric. Avec le bon post-processeur, un G-code exporté fonctionne du premier coup ; sans, on passe des heures à éditer.
Le transfert
Sur une table pilotée par PC, le fichier s'ouvre dans le logiciel de contrôle (Mach3, LinuxCNC, un logiciel propriétaire). Sur un robot de table à écran tactile, une clé USB suffit : on branche, on choisit le fichier, on positionne l'origine, on lance. Aucun ordinateur dans l'atelier, donc aucune poussière métallique dans un ordinateur.
Et sans fichier ?
Pour reproduire une pièce existante, un gabarit en carton ou un croquis au marqueur, la chaîne DXF → FAO → G-code est un détour. Certaines machines proposent un tracé direct : on suit le contour avec un stylet, la machine enregistre les points et les courbes, applique la compensation de saignée et découpe. Le G-code est créé sur la machine — et exportable ensuite sur clé USB si l'on veut le garder. C'est ce que fait l'ArcDroid avec Simple Trace™ : pour l'immense majorité des pièces d'atelier, le fichier n'existe jamais.


